Luigi CHERUBINI (1760-1842)

                       Messe en sol majeur pour le couronnement du Roi Louis XVIII

Maisons Laffitte - Eglise Saint Nicolas le 14 juin 2019

ORCHESTRE DE CHAMBRE D'ILE DE FRANCE

Ensemble Jean Walter Audoli

Direction Damien BRUN

33 MUSICIENS

                

 

 

 

Biographie de Luigi Cherubini

Fils d'un célèbre claveciniste, Luigi Cherubini étudie à Bologne en 1778, puis à Milan, de 1778 à 1782, sous la direction de Giuseppe Sarti.

C'est pendant cette période qu'il fait la connaissance du compositeur bohêmien Václav Pichl, maître de chapelle auprès de l'archiduc Ferdinand d'Este, gouverneur autrichien de la Lombardie.

En 1785, on donne deux de ses œuvres à Londres. En automne 1787, il est à Londres et est engagé par le roi. Il compose quelques morceaux pour le souverain, dont le King's Theatre.

Il s'installe en 1787 à Paris et il est nommé, en 1789, codirecteur du Théâtre de Monsieur, fonctions qu'il quitte en 1792.

Se sentant financièrement à l'aise, il épousa Anne Cécile Tourette le 12 avril 1794. Celle-ci lui donnera trois enfants.

En 1796, il est nommé inspecteur de l'enseignement au tout nouveau Conservatoire. En 1816, il devient surintendant de la Chapelle de Louis XVIII. Il retrouve le Conservatoire, où il exerce comme professeur de composition, avant d'en être nommé directeur en 1822. Il conserve cette fonction pendant vingt ans et ne l'abandonne que quelques semaines avant sa mort.

Il a beaucoup contribué à rehausser la qualité de l'ensemble de la formation. Il a été actif dans l'organisation de manifestations publiques d'élèves, comme les exercices de musique et d'art dramatiques. Il a aussi permis la naissance de la Société des Concerts du Conservatoire.

Il a également été franc-maçon, membre de la loge Saint-Jean de Palestine duGrand Orient de France.

Son décès donna lieu à des funérailles nationales, durant lesquelles fut joué son Requiem en ré mineur. Cherubini repose au cimetière du Père-Lachaise (division 11,section VII). Son tombeau a été conçu par l'architecte Achille Leclère et inclut notamment un buste du compositeur, surmonté d'un groupe sculpté d'Auguste Dumont représentant la Musique. 

Messe en sol majeur pour le couronnement du Roi Louis XVIII

En 1819, Cherubini reçoit la commande de la cour d’une Messe solennelle en sol

majeur, pour le sacre de Louis XVIII. Cette Messe va enfin lui permettre de

montrer toute sa science de la composition. On l’a déjà dit, Cherubini est un

admirateur inconditionnel de Haydn et de Beethoven, et plus simplement de la

musique allemande.

Le seul problème toutefois est que le Sacre, toujours reporté, n'a jamais eu lieu ...

même si l'on a des portraits de Louis XVIII en costume de sacre !

Louis XVIII renoncera finalement à se faire couronner, considérant qu’il est trop vieux, trop gros, trop impotent, et que la cérémonie du sacre serait ridicule

Cherubini se consolera en 1824 en composant une deuxième Messe du sacre pour le Roi Charles X, celle là bien utilisée à Reims, mais malheureusement, le dernier des Bourbon n’aura pas un règne très long, ni très glorieux.

Descriptif :

Le Kyrie a une belle intensité dramatique, et le Gloria qui le suit contraste par le dynamisme des choeurs qui se répondent, alternant avec bonheur des séquences d’allégresse triomphante et de vénération intériorisée, comme le poignant « Suscipe deprecationem nostram ».

Le Credo est tout rayonnant de la joie de l’adhésion aux Vérités révélées transmises par l’Eglise, qui sont déroulées à la manière d’une cavalcade pleine de gloire. On remarquera l’imposante dignité de l’ « Et incarnatus est », puis le côté désolé du « Crucifixus » où les voix d’hommes accompagnées des seuls trombones revêtent un aspect lugubre auquel les trompettes du « Et resurrexit » apportent un fin saisissante.

Le Sanctus et l’ O Salutaris Hostia, conformément à l’usage alors en vigueur en France, constituent une seule et même pièce dans laquelle alternent l’exultation des chœurs célestes dans les cieux et l’expression de l’adoration profonde des Saintes Espèces Eucharistiques sur l’autel.

L’Agnus Dei exprime tous les transports d’un recueillement solennel, paisible et confiant, préparant à la communion du Souverain, laquelle, rappelons-le, à la messe du Sacre, par un privilège unique, se faisait sous les deux espèces.

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Quelques Photos

EXTRAITS